32ème fête du livre de Saint-Étienne

Ce week-end, du 6 au 8 octobre, se déroulait la 32ème fête du livre de Saint-Etienne. Nos amis de l’Arald (Agence Rhône Alpes pour le Livre et la Documentation), grâce à qui nous avions eu la chance de réaliser les Booktubes du Patrimoine, m’ont invitée pour que je réalise un vlog sur mon expérience de la fête. Un week-end tous frais payés à Saint-Étienne ? Je cours, je vole !

Malgré un espace assez réduit (une grande tente adulte et une enfant, ainsi que plusieurs ateliers répartis un peu partout dans le centre ville), la ville proposait un programme très chargé en rencontres, spectacles et manifestations en tout genre. Parmi mes préférées, le théâtre des Mots en Scène, établi sous le sublime chapiteau de la Gayola : des extraits de romans mis en scène et joués par diverses compagnies. Qui eut cru qu’Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable puisse rendre aussi bien sur les planches ?

Mais le programme était tellement riche que malgré l’envie, je ne pouvais décemment pas passer tout mon week-end dans le petit théâtre. J’ai couru pendant ces deux jours de conférences en rencontres, à la découverte d’auteurs que, pour la plupart, je ne connaissais pas (c’est là un des problèmes à travailler en librairie anglophone, j’ignore tout des auteurs contemporains français). Témoignages de la guerre d’Algérie, New Romance à la française, auteurs de la région… un incroyable programme dont je n’ai pu qu’effleurer la surface. Mais ma sélection était tout à fait satisfaisante et parmi tout ce que j’ai pu voir, deux conférences sortent particulièrement du lot : « Ça rap pour nous », avec Insa Sané, auteur et rappeur, qui nous parlait du rapport compliqué et pourtant omniprésent entre la littérature et un genre musical mal aimé des institutions; et « Accès direct en fantasy et dystopie land », la littérature de l’imaginaire (principalement celle pour Young Adult) présentée et discutée autour du travail de quatre auteurs dont il me tarde de découvrir l’œuvre : Sally Green, Nathalie Somers, Antoine Jaunin et Manon Fargetton.

Étant invitée pour couvrir l’événement, j’ai également eu la chance d’assister à quelques événements qui n’étaient pas ouverts au grand public : la remise des prix littéraires du festival, la conférence « Un soir avec les Goncourts », une discussion autour de la plus prestigieuse des récompenses françaises, ainsi que la soirée des auteurs, se déroulant dans la fabuleuse cantine (formidable établissement qui réalise des repas à partir d’invendus de magasins bio).

L’Arald m’avait également préparé une petite surprise en m’invitant à la conférence « Booktubeurs : nouveaux seigneurs », une discussion autour de la littérature sur Youtube, auprès des deux vidéastes GingerForce et Patatras. Le débat fut très intéressant, et je remercie Priscille Legros, notre modératrice et organisatrice, de m’avoir poussée à le faire malgré ma crainte (parce que je ne suis pas hyper à l’aise à l’idée de prendre la parole en public). J’espère surtout avoir su correctement représenter mes camarades Renards en parlant en leur nom à tous !

Je rentre donc de ce festival avec des histoires plein la tête et quelques livres dans ma valise. Oui, je suis fière de vous annoncer que j’ai su me retenir et ramener un butin assez réduit : le polar historique de Claude Izner (pseudonyme des sœurs Liliane Korb et Laurence Lefèvre) Mystère rue des Saint-Pères, le roman Sarcelles-Dakar d’Insa Sané, que j’espère réussir à lire avec le flow de l’auteur, ainsi qu’une sublime édition française de 1933 d’Alice au Pays des Merveilles (que voulez-vous, on ne se refait pas). Mais surtout, je me suis fait une liste interminable de romans à lire : Entre deux mondes d’Olivier Norek, Gary Cook : Le pont des oubliés d’Antoine Jaunin et Romain Quirot, Sangliers et Madame Diogène de Aurélien Delsaux, Half Bad de Sally Green, Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable, The Deviants (en français, Nous, les déviants) de C. J. Skuse, Sors la route t’attend, de Slimane Zeghidour…

Encore une fois, merci beaucoup à l’Arald pour cet incroyable week-end ! Et je vous dis à bientôt pour le résumé en image de la 32ème fête du livre de Saint-Étienne !

 

– Pasto

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