Aimer à en mourir

« Vivre ou périr »

Lycée Saint-Louis. Il est dix heures du matin, la sonnerie a retenti il y a cinq minutes déjà. C’est la récréation. Dehors, tout le monde se réjouit de la courte pause ; tous, sauf un garçon. Ce jour-là, il n’était pas vraiment dans son « assiette », il était assis sur un banc, au milieu de la cour. Il venait de sortir d’un cours de philosophie qui traitait de la conscience et de la mort. Pour lui, c’était un sujet très sensible, mais qui lui tenait pourtant à cœur… Il réfléchissait à ce qu’elle pouvait être. Il était tellement effrayé à l’idée de mourir un jour, qu’il en avait même la nausée. L’adolescent essayait de comprendre ce que la mort pouvait faire « ressentir ». Comment la perçoit-on ? Y a-t-il une vie après la mort ? Meurt-on vraiment ? Où allons-nous ? Y a-t-il un dieu, là-haut, dans le ciel, prêt à nous accueillir ? Est-ce que nous souffrons au moment même de mourir ? Le jeune homme se posait énormément de questions, beaucoup trop même.

Les cinq minutes restantes venaient de s’écouler, et il était temps de retourner en cours. Mais le garçon n’y arrivait pas, il n’arrivait pas à se lever. Il était comme « collé » à ce banc, la tête baissée vers le sol, le regard vide et le visage dépité. Une larme coulait sur sa joue. Ce cours de philosophie lui avait décidément bien donné à réfléchir, en particulier sur « quelque chose »… Lui qui, pourtant, n’avait jamais eu de problèmes, gardait tout son malheur pour lui, ne se confessait jamais pour quoi que ce soit, quelles qu’en soient les circonstances, il y avait bien une chose qu’il ne pouvait pas accepter, une chose qu’il n’arrivait pas à cerner : une fille. Du haut de ses dix-sept ans, l’amour ne s’était jamais présenté à lui, jusqu’au jour où elle était apparue. Elle, cette fille qu’il avait aimée de tout son cœur à l’instant même où son regard s’était posé sur elle, et cela jusqu’à en devenir malade.

Cela faisait un bout de temps qu’il discutait avec elle, par le biais d’une messagerie instantanée, mais il n’y avait rien à faire ; malgré toutes ses tentatives, elle lui avait fait comprendre qu’elle ne voulait pas de lui. Du moins, pas en amour. Elle lui avait simplement répondu le très classique : « Je préfère que l’on reste amis ». Le jeune homme ne voyait pas cela du même œil. Pour lui, la répartie était simple : vivre pour elle, ou mourir. Il ne s’imaginait pas continuer son chemin sur un tel échec, sur un tel sentiment de désespoir. C’était bien trop dur.

Ce cours de philosophie l’avait aidé à se décider ; la mort, en elle-même, ne devait pas être si effrayante que cela. « Une sorte de mauvais moment à passer », pensait-il. Le jeune homme envisagea le suicide. Depuis moins d’une semaine, il faisait des recherches sur internet à propos des différentes méthodes : les plus brèves, les plus rapides, et surtout, les moins douloureuses… Le choix ne fut pas aisé. « On ne meurt qu’une fois », pensait-il. Il fallait, pour lui, que cela reste un moyen de se libérer de ce fardeau… Le poids de l’amour pesait sur lui. Cette douleur vive et insupportable qui reste gravée au plus profond de soi, qui nous rend plus malheureux que jamais, à chaque seconde qui passe. Une blessure que seul l’être aimé peut guérir, grâce à son seul sourire, même s’il ne nous est pas adressé. L’assurance de savoir que la personne que l’on aime est heureuse, et ce, pour toujours… L’étrange sensation que le jeune garçon ressentait à chaque instant pour cette fille, si belle, si magnifique, si parfaite… Il n’en pouvait plus, et voulait s’en débarrasser. Sa mort serait une fin mémorable, pour lui, mais surtout pour l’image qu’elle donnerait de lui aux autres. Il voulait partir d’une manière héroïque, spectaculaire ; il souhaitait que sa chère et tendre se souvienne de l’amour qu’il avait pu lui porter de son vivant, avant de rejoindre l’autre côté où l’attendaient tous ceux qui avaient péri avant lui… Cela faisait presque vingt minutes qu’il méditait. Tout le monde était rentré en cours depuis un bon moment, lorsqu’il osa enfin se lever. Il était en larmes et regardait le ciel d’un air attristé, mais décidé. Il était sûr de lui, et savait ce qu’il lui restait à faire… Il saisit son téléphone portable, et écrivit un message à celle qu’il avait toujours aimée.

« Le moment est enfin venu. Je souffre depuis bien trop longtemps, à attendre d’être aimé en retour par quelqu’un qui ne daigne pas comprendre ce que je ressens. Tu seras donc la seule au courant – et, bien entendu, responsable, de mon acte prochain. D’ici peu de temps, la vie et mon âme auront quitté mon corps pour rejoindre le royaume des damnés, où l’amour et la passion n’ont pas leur place. Je pourrai, à ce moment, trouver le repos éternel, et espérer ne plus souffrir comme ce fut le cas sur cette Terre. Adieu, je t’ai toujours aimée. »

« Message envoyé, accusé de réception… » Portable éteint, et jeté à la poubelle. Il est à présent dix heures et vingt-cinq minutes. À cette heure-ci, personne ne pouvait encore s’imaginer ce qu’il était sur le point de se produire. Dans quelques minutes, le jeune garçon aura rejoint l’autre côté de la barrière… Et cela, seule une personne le savait. L’être aimé.


« Un tragique spectacle »

Le jeune homme était retourné à la salle des casiers. Ce dont il avait besoin ne se trouvait pas dans son sac – qui était resté en cours de philosophie. De toute manière, là où il allait, il n’aurait pas besoin de ses affaires. Par chance, personne ne se trouvait à proximité, ce qui lui facilita la tâche. Il ouvrit son casier, et saisit, en dessous d’une centaine de papiers, un revolver de calibre 38 – un 357 Magnum. C’était de cette manière qu’il avait décidé de mettre fin à ses jours. Il s’était procuré l’arme grâce à son père : ce dernier l’avait acquise légalement, avec les autorisations nécessaires, et avait pris le soin de la ranger dans son bureau… Mais lorsque son fils l’avait découverte, son projet de suicide avait pris forme…

Il est dix heures et vingt-sept minutes. Le jeune homme, en possession de l’arme de son propre crime, se dirige vers le hall de son lycée. C’est là qu’il a décidé de mettre fin à ses jours. Il se déplace, arme à la main, dans les couloirs déserts. Il n’y a personne, mis à part lui… Il se sent léger, la libération arrivant à grands pas. Il sautillait presque, à l’idée de mourir – lui qui, une demi-heure plus tôt, était effrayé à l’idée de devoir partir un jour, d’abandonner les êtres aimés, sa famille, ses amis, son amour – et d’errer dans le néant éternel ; broyer du noir, tout en étant conscient. L’idée lui hérissait le poil, et lui donnait des frissons dans le dos. Le garçon ne se préoccupait plus de la fille qu’il aimait. Qu’elle ait reçu son message ou non, qu’elle s’inquiète pour lui ou non, quelle importance… Il ne lui restait que quelques minutes à vivre. Dans un élan de frayeur, elle lui aurait sûrement tout pardonné, dans l’espoir de le faire changer d’avis et le sauver. Mais cela aurait été un amour faux, hypocrite. Ce n’est pas de cela qu’il voulait. Ou, tout au contraire, elle aurait pu être indifférente face au message ; se demander ce qui ne tournait pas rond chez lui, se moquer, faire tourner le portable à ses amis, histoire de rire un bon coup. Les réactions étaient nombreuses, impossible de prévoir ce qu’il pouvait se passer… Tout comme la mort proche de l’expéditeur de ce même message.

À ce moment précis – cela le garçon l’ignorait – la jeune fille était terriblement mal à l’aise, et angoissait quelque peu. Elle était en plein contrôle de maths, et avait brièvement aperçu le message qui l’inquiétait. Elle en avait mal au ventre, et laissa bientôt couler quelques larmes sur sa joue. Sans trop savoir pourquoi, sans savoir si ce qu’il disait était vrai ou non… Elle avait mal pour lui en tant qu’amie, et pensait ressentir ce qu’il éprouvait. Elle se sentait coupable. Elle le connaissait assez bien, pour lui avoir parlé un long moment sur messagerie. Elle se doutait bien qu’il pouvait ne pas mentir… Presque affolée, elle demanda en hâte à partir à l’infirmerie, prétextant avoir une crise de spasmes…  Il ne restait que peu de temps avant que l’accident ne se produise…

Le jeune homme, quant à lui, continuait sur sa lancée. Il était déjà aux anges, et ressentait une sorte d’excitation à l’idée de partir pour un autre monde, inconnu de tous. Un lieu  d’où aucun être vivant n’avait encore eu la chance de revenir. Il allait enfin savoir ce que l’on ressentait au moment de mourir. Voir sa courte vie défiler devant ses yeux ? Avoir sa vision floutée, percevoir une sensation de froid, et garder l’ouïe intacte jusqu’à son dernier souffle ? Tout ce qu’il avait pu entendre à ce propos allait enfin pouvoir être confirmé ; mais ses « découvertes » resteraient secrètes. De là où il serait, il ne pourrait plus raconter, ou affirmer si telle ou telle supposition était vraie ou non. Un secret bien gardé qui se trouverait enseveli, loin de tous ceux qui l’aimaient, à six pieds sous terre…  Mais cela, le garçon s’en moquait pertinemment. A cet instant, l’amour des autres ne comptait plus pour lui. Il pensait encore à sa bien-aimée, mais elle n’occupait plus son esprit comme  quelques instants plus tôt… Il n’éprouvait plus rien à son égard, ou du moins, c’était « comme si ». Cette douleur au ventre qui lui procurait tant de plaisir, cette bouffée d’adrénaline en pensant à elle, à l’idée qu’elle vienne lui parler, le toucher, ou autre chose d’aussi insignifiant… Sa famille et ses amis n’avaient déjà plus leur place dans son esprit. Eux qui, pourtant, lui gardaient une place dans leur cœur… L’adolescent ne se rendait décidément pas compte du mal qu’il était sur le point de faire aux autres.

Dix heures et vingt-neuf minutes… Le jeune homme se trouvait à proximité du hall principal de son lycée ; il savait que beaucoup d’élèves n’avaient pas cours à cette heure-ci. Il allait en profiter pour mettre son plan à exécution, devant un grand nombre d’étudiants qui n’avaient jamais souhaité assister au suicide d’un pauvre garçon au cœur brisé. « Le suicide, c’est lâche », comme le disait un grand nombre de personnes. Oui, mais le garçon était bien arrêté dans ses idées et ne le percevait pas de la même manière. L’amour qu’il portait à sa dulcinée était sa « seule » raison de vivre. Ou plutôt, son unique moyen pour survivre : c’était son cœur, et, en toute logique, s’il venait à se percer, il mourrait… En vérité, l’adolescent était déjà à l’agonie, depuis l’instant même où elle l’avait repoussé. Il était victime d’une grave hémorragie, et le sang coulait, coulait et coulait encore… Il ne s’arrêtait plus, et le garçon se vidait de son sang, à petit feu, à chaque secondes qui passait. Bientôt, il n’en aurait plus assez pour pouvoir continuer à vivre. Et c’était vrai.

La jeune fille, responsable de tous ses maux, continuait son chemin vers l’infirmerie. Elle se trouva rapidement dans un couloir qui menait, lui aussi, au hall principal, juste en face de celui emprunté par le garçon meurtri. Le jeune homme avançait de son côté en longeant les murs, un sourire niais aux lèvres… Jusqu’au moment où il aperçut la fille. Elle aussi, l’avait aperçu, au loin et elle remarqua également le revolver qu’il tenait fermement dans sa main droite. Elle n’en croyait pas ses yeux. Il ne mentait pas… Il voulait donc bel et bien se donner la mort ? Ou bien, tenter de blesser quelqu’un d’autre… Elle eut peur, très peur… Elle se retrouva en un instant à courir, pour rejoindre le centre du hall, en hurlant, complètement effrayée, de tout son cœur : « Arrêtez-le ! Arrêtez-le putain… Il a un flingue ! Il va essayer de se… »

Le jeune homme fut surpris, et recula aussitôt. Il voulait que sa « scène finale » soit un spectacle pour les autres élèves, mais pas pour elle. C’était différent. Il n’avait pas suffisamment perdu la tête pour oser une chose pareille, lui offrir une telle scène d’horreur… L’obliger à assister à son agonie, qu’elle culpabilise jusqu’à la fin de ses jours… Non. Certes, elle était, selon lui, la seule et unique responsable, mais ce n’était pas la peine d’en rajouter. Il voulait simplement son bonheur… Malgré tout le mal qu’il avait pu lui souhaiter, dans un élan de rage, et de haine. Non, et non… Il n’allait pas changer d’avis. Plus maintenant. Ce suicide était prévu, organisé, et programmé pour être sans faille. Suffisamment tragique pour qu’il reste gravé dans les mémoires. S’il venait à échouer, qui sait ce qu’il adviendrait de lui… Lui qui, jusqu’à présent, menait une vie simple, aisée, réussie, et sans soucis. Quel serait son destin ? Terminer sa triste vie dans un établissement spécialisé ? Subir la honte, et une réputation des plus risibles auprès des autres, et cela pendant des années durant… ? Être définitivement haï et décrié par l’être aimé ? Ce matin encore, tout allait pour le mieux chez lui. Ses parents lui avaient promis un nouveau jeu qui était sorti il y a peu, il avait une virée en ville, prévue pour ce week-end, qui approchait à grand pas… Pourquoi en était-il venu à accepter la mort ? Àvouloir se débarrasser de ses peines de la sorte ? La mort est-elle réellement une solution ? « Le remède à tous mes soucis… », pensait alors le garçon. Il réfléchissait à tout le mal qu’il était sur le point de faire subir aux autres. À toute l’horreur qu’il était sur le point de répandre aux yeux des autres lycéens qui le regardaient avec frayeur et un profond sentiment de pitié. De l’autre côté du couloir, deux surveillants l’interpellèrent : « Hé ! Hé ! Stop ! Arrête-toi ! Pose cette arme… ! Tout va s’arranger ! » Le garçon était maintenant coincé des deux côtés.


« Que faire ? Que faire… »

Sa bien-aimée courait dans sa direction, les larmes aux yeux, pour tenter de l’arrêter dans sa folie ; de l’autre côté, les surveillants criaient et le suppliaient de garder son sang-froid. Tous les élèves retenaient leur souffle. La folie avait gagné le rez-de-chaussée, et quelques portes s’étaient ouvertes, certains curieux cherchant à savoir ce qu’il était en train de se passer à l’extérieur. Le jeune garçon jeta quelques coups d’œil à droite et à gauche… Il était perdu, déboussolé. Il regardait son revolver. Que faire… ? S’il acceptait de poser son arme, les choses s’arrangeraient-elles ? Peut-être, qui sait… Mais la vie pourrait être pire qu’elle ne l’était auparavant. Tout son petit monde de bonheur et de complaisance s’écroulerait, et l’amour fou qu’il portait à l’égard de sa muse serait décrié comme étant une faute… Il serait critiqué, et les autres lui feraient le reproche de l’avoir trop aimée. Etait-ce là le déshonneur qu’un homme se devait de supporter de son vivant ? Entendre de la part d’un autre qu’il avait trop aimé ?  Qu’il n’avait voulu que le bonheur de la personne dont il avait tant rêvé ? Et toute la passion qui enivrait son cœur… Toute cette joie, ces bons moments à rêvasser d’elle, à ne vouloir que des choses simples de sa part… Lui donner la main, l’embrasser langoureusement, se balader en sa compagnie au milieu d’un bois, observer les étoiles, rester à ses côtés, et ce pour l’éternité… Toute cette éternité à l’aimer, à la rendre heureuse, à vivre ses joies et ses peines. Qu’était-il en train de se passer ? Ces moments que le garçon avait tellement désirés, jamais il ne pourrait les éprouver. Non. Il avait commis une erreur, une faute qu’il ne pouvait assumer. Il était trop tard à présent.

Le garçon leva son bras, armé de son revolver, et leva sa tête. Il regarda le plafond, en collant l’arme sur sa tempe… Le magnum chargé, il n’avait plus qu’à appuyer sur la gâchette, et tout serait terminé. Tout. Il ferma les yeux, et commença à pleurer. Le moment fatidique était arrivé. Son plan ne s’était pas déroulé de la bonne manière mais il ne pouvait plus retourner en arrière. Il avait terriblement peur ; d’abord ses jambes, puis son corps tout entier se mirent à trembler. Il ne voulait pas mourir, pas ici, pas dans ces conditions… Il regrettait tout, absolument tout. Les bêtises, les fautes, les échecs, les mensonges… Sa vie défilait devant ses yeux, comme il le pressentait. Il voyait ses parents, sa famille, ses amis, celle qu’il aimait… Tous les bons moments qu’il avait vécus, mais aussi les pires… Tout, vraiment tout, sans exception : en quelques dixièmes de secondes, tout lui revint en mémoire. Et il en pleurait, encore et encore. Il ne voulait pas être raisonnable, et déposer cette arme. Il était décidément têtu, c’était dans sa nature après tout. Il avait également cette habitude de toujours tenir parole. Il avait promis à cette fille qu’il mettrait fin à ses jours, alors il se sentait obligé de le faire à présent. Le jeune garçon se prépara… S’apprêta à appuyer sur la gâchette… Il transpirait, ressentait des sueurs froides, presque glaciales… Il respirait fort, très fort… Sa gorge se noua complètement… Puis, quelques instants plus tard, l’arme glissa de ses mains. Le garçon entendit un bruit strident. Il n’avait plus la force de quoi que ce soit. Son regard était vide… Des larmes de sang coulaient sur sa joue. La balle était partie. Le sang coula… Il tomba au sol. C’était terminé. Le jeune garçon  était mort sur le coup.

Autour de lui, tout le monde s’affola. Un sentiment de panique se propagea dans tout le bâtiment. C’était le chaos. La foule d’étudiants hurlait de peur, et courait dans tous les sens. La jeune fille, quant à elle, s’écroula, elle aussi, à genoux, au sol, larmoyante… Elle tremblait, pleurait, criait… « Pourquoi… ? Pourquoi ?! » Quelques-uns se précipitèrent vers elle puis l’amenèrent plus loin, hors de vue du spectacle sanglant et morbide qui se présentait à elle… Elle ne voulait pas accepter la scène à laquelle elle venait d’assister ; elle n’avait jamais voulu que cette histoire se finisse de cette manière. Tant bien que mal, elle tenta de se démener, pour rejoindre le corps du défunt… Mais, on ne lui laissa pas cette chance, cela n’aurait fait qu’empirer sa situation. Les surveillants et professeurs présents étaient rassemblés autour du garçon, en deuil, à se demander comment une telle chose avait pu se produire. Le corps gisait sur le sol dans une flaque de sang… 


« Aimer, ou mourir »

« Il est dix heures et trente minutes. Un jeune homme, sans problèmes apparents, s’est donné la mort dans son lycée devant un grand nombre d’étudiants, à l’aide d’un puissant revolver. Cela pour une « simple » histoire de cœur… Les sentiments envers l’être aimé n’étaient pas réciproques. Il s’était alors imposé un choix cornélien : vivre et jouir d’un amour éternel, ou mourir… »

Il a choisi la mort.

 

— Godefroy

 

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