Un an de coups de cœur #2

Plus il y en a, plus c’est bon, paraît-il. Alors ne dérogeons pas à la règle : voici la suite de nos coups de cœurs de l’année des Renards. Et nos petits palpitants ont bien battu cette année…


  • Nev – Livre-moi(s) :

Une année, c’est long. C’est très long. Et on en a fait des choses ! Sauf que, pour se rappeler ce qu’il a pu se passer sur 365 jours, alors que j’ai déjà des doutes sur mon petit-déjeuner de ce matin, c’est compliqué. Donc il a fallu fouiller dans ma bibliothèque – à défaut d’être capable de fouiller dans ma mémoire. Et puis, j’ai oublié ce que je cherchais…

livremois-672x319En revanche, un événement dans le “monde” de la littérature m’a marquée, et m’a même attristée, qui a eu lieu il y a peu de temps, qui a fait peu de bruit, et qui l’aurait pourtant mérité je pense. Je parle de la fermeture du site Livre-moi(s). Livre-moi(s), c’était une box par mois contenant un livre sélectionné par une libraire avec soin, de façon personnalisée. C’était tous les mois un livre dans la boîte aux lettres, et presque aussi souvent une découverte formidable. C’était aussi quelques mots dans cette enveloppe, et ce durant deux ans. Arrêté au début du mois d’octobre faute de pouvoir en vivre, cela m’a profondément marquée parce que c’était aussi une façon de faire découvrir des lectures, de faire lire peut-être un peu plus, de faire vivre à leur manière l’univers du livre.


  • Pasto – En attendant Godot, par la compagnie // Interstices :

en-attendant-godot-37Le mercredi 14 octobre 2015, Sellylis et moi-même nous sommes offerte une petite virée culturelle au théâtre Jean Vilar pour y voir En attendant Godot, l’une de mes pièces préférées.

C’est notamment la mise en scène de la compagnie // Interstices qui m’a plu. Au milieu du public, traversant intégralement les gradins du fond jusqu’à la scène, une rampe avait été installée, avec en son milieu l’arbre qui constitue le décor unique de cette pièce absurde. Les personnages évoluent autant sur cette rampe que sur la scène, entrent par le public, sortent parfois derrière la scène… Tout autant de déplacements qui demandent au public de bouger lui aussi et de se contorsionner pour ne rien rater du spectacle. Le petit plus nous a été offert par nos voisins, une classe de troisième ou seconde, qui n’avaient l’air de rien comprendre à ce qu’ils regardaient et nous ont demandé en partant (en nous vouvoyant), si on était là pour le plaisir, parce qu’on avait l’air bien jeunes pour nous rendre au théâtre, qui est un divertissement de vieux, il faut le savoir.


  • Queen V’ – The last Bookstore :


19270292680_40a1048a8d_bPour le premier anniversaire des RenardsHâtifs, j’aimerais vous révéler un secret, un rêve auquel je m’accroche particulièrement. Je ne sais plus si c’était dans la dernière année écoulée ou encore plus tôt, mais voilà : j’ai découvert en me promenant dans les tréfonds de l’internet un endroit magique, situé à l’autre bout du monde, plein de livres. Il s’agit d’une librairie basée à Los Angeles, appelée The Last Bookstore. En dehors de rayons et de rayons de livres et de superbes événements (du moins, ça m’en a tout l’air), l’originalité de cette gigantesque librairie tient également dans son aménagement et sa décoration, toute en livres et en objets atypiques… Un couloir et un mur avec une fenêtre arrondie entièrement faits de livres, un plafonnier confectionné à partir de vieilles roues de vélo, des mobiles fabriqués avec des loupes ou bien de vieux disques vinyles…

Cet endroit est vraiment merveilleux, et il me tarde d’y mettre les pieds.


  • Sellylis : Demain est un autre jour, Lori Nelson Spielman :cvt_demain-est-un-autre-jour_9415

Mon coup de cœur de cette année, c’est un livre qui ne paye pas de mine, prêté par ma colocataire, pour occuper mon week-end de fin du mois d’août. J’avais envie de feel good, de quelque chose qui ne prenne pas la tête et j’ai donc récupéré Demain est un autre jour de Lori Nelson Spielman. L’histoire est simple mais efficace : Brett vient de perdre sa maman. Et celle-ci lui laisse une mission en héritage : réaliser la liste des objectifs qu’elle s’était donnée lorsqu’elle avait 14 ans. Pour pouvoir toucher sa part, Brett doit tous les accomplir en un an. Et c’est chaud patate, parce que dans le lot il y a tomber amoureuse, avoir un enfant et un cheval. Mais voilà, là où le roman pourrait tomber dans le sentimentalisme dégoulinant et la niaiserie étouffante, c’est tout le contraire. Il est frais, pétillant, parfois grave mais surtout très touchant. Tellement touchant que lorsque je le lisais, j’ai fondu en larmes dans le tram parce que je suis une tapette sentimentale.


  • Viny – Journal d’un vampire en pyjama, Mathias Malzieu :

largeCette année, mon gros coup de petit cœur est une fois de plus pour l’univers poétique de Mathias Malzieu. Avec Journal d’un vampire en pyjama, je suis replongée une fois de plus avec délices dans les métamorphoses de la langue française sous sa plume-baguette. Ici plus de masques, plus de Jack ou de géant pour aider à vivre, Mathias Malzieu reconquiert son nom dans le journal romancé de sa lutte contre une maladie du sang qui grignote sa moelle osseuse. Entre espoir et humanité, tout en évitant la terrible épée que Dame Oclès a placé au-dessus de lui, il nous livre un nouveau roman que je vous recommande chaudement. En fait, je recommande l’intégralité de son œuvre !

« Doser l’espoir au jour le jour. Transformer l’obscurité en ciel étoilé. Décrocher la lune tous les matins et aller la remettre en place avant la tombée de la nuit. Un vrai boulot de néo-vampire.»


  • Pomme – La série Sherlock :mv5bnta2mte1ndi5ov5bml5banbnxkftztcwnzm2mzu3nw-_v1_uy268_cr170182268_al_

Mon gros coup de cœur de l’année est la série Sherlock, avec le superbe Benedict Cumberbatch. J’ai toujours adoré l’univers du célèbre détective, et vu à peu près toutes les adaptations possibles, mais celle-ci est définitivement ma préférée. Les personnages restent toujours les mêmes que dans les romans de Conan Doyle, seulement l’histoire est ici transposée à Londres au XXIe siècle. Le duo Benedict Cumberbatch / Martin Freeman fonctionne à merveille, Sherlock est antipathique à souhait, et le méchant Moriarty, joué par Andrew Scott, est toujours aussi génial et machiavélique. Je recommande vivement cette série à tous les amoureux des romans, afin de retrouver de nouvelles affaires modernisées, les personnages mythiques et l’ambiance légendaire.

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