Invincible, nouvelle génération de super-héros

Il existe plein de comics célébrissimes dont vous avez tous entendu parler. Mais ici, exit les Batman et X-men, aujourd’hui je vais vous parler d’une série plus contemporaine du monde merveilleux des comics : Invincible. Alors, je dis “contemporaine” mais elle est éditée depuis 2002 aux États-Unis depuis 2005 en France. Quinze ans, c’est long. Mais comparé aux cinquante-cinq ans de Spider-Man ou aux écrasants soixante-seize ans de Wonder Woman, c’est en réalité très jeune.

Nous devons cette fantastique série à la plume de Robert Kirkman, qui est JUSTE le scénariste de The Walking Dead. Dans le genre je me les pose sur la table… Je diverge. Kirkman nous propose de rencontrer Mark Grayson, un adolescent lambda qui vit chez ses parents et va au lycée. Alors jusqu’ici tout va bien, scénario classique. Sauf que le père de Mark, Nolan, est le plus puissant super-héros de la planète, et qu’avoir des pouvoirs, Mark n’attend que ça ! En même temps, les pouvoirs de papounet font plus que rêver, d’autant plus qu’il les doit à ses origines Viltrumite, une civilisation extraterrestre qui l’a envoyé sur la planète pour la protéger et l’aider à avancer technologiquement.

Quand Mark développe enfin ses pouvoirs, il devient Invincible : il vole, il est super fort, super résistant, bref c’est chouette dans sa vie. Il rencontre une jeune équipe de super-héros, parmis lesquels se trouvent des personnages géniaux, comme Atom Eve (qui s’appelle en réalité Samantha Wilkins, et va au même lycée que Mark), Rex Splode ou encore le génial (au sens propre, puisqu’il a une intelligence hors du commun) Robot. Sauf que tout part rapidement en eau de boudin :  tous les Gardiens du Globe, la première équipe de supers, sont assassinés. Et le meurtrier n’est autre que Omni-man, le père de Mark. Les Viltrumites ne sont pas la civilisation bienfaisante que Nolan avait présentée, et souhaitent en réalité asservir la Terre. Dans un combat dantesque entre Invincible et son père, ce dernier, sur le point de le tuer, préfère s’enfuir dans l’espace plutôt que de l’achever…

La grande force de ce comic book, c’est son approche de l’univers des super-héros. De la même manière que c’est une nouvelle génération de scénaristes et de dessinateurs qui ont grandi avec la première génération de héros, les personnages sont eux aussi une nouvelle génération de supers, élevés en regardant leurs aînés. Puisqu’on connaît les rebondissements de la vie des supers, le comic book met aussi l’accent sur l’après, sur les moments où les masques et les capes sont au placard, sur la vie quoi, et toutes les conséquences des pouvoirs sur les identités secrètes. J’ai été agrippée à la série, fichtrement addictive, entre ses rebondissements et ses personnages secondaires ultra-attachants, mais je ne peux pas vous en parler sans spoiler, alors je me tairai. Terminons cette petite présentation avec un point dessin. Si les quatre premiers tomes sont du crayon de Cory Walker, la série prend selon moi toute son ampleur lorsque le relais est passé à Ryan Ottley. D’abord parce qu’il envoie du poney niveau illustration, et ensuite puisqu’il porte à son paroxysme le paradoxe entre les couleurs joyeuses et la violence des planches. Oui, car, Invincible n’est pas à mettre entre toutes les mains : au programme, décapitations, éventrements, arrachages de membres et autres joyeusetés sauront choquer les lecteurs sensibles. On est Robert Kirkman ou on ne l’est pas !

Marinièrement vôtre, et bonne lecture.

– Viny

Invincible est publié aux éditions Delcourt.

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