Livre Paris 2017 – Le récap’

Comme vous le savez (ou pas), cette semaine je suis allée user mes semelles sur le sol du Salon du Livre de Paris. C’en est déjà la 37e édition, et autant vous dire que ça valait le déplacement. Alors, pour éliminer la case people, j’ai croisé dans le désordre Davy, Panayotis, Monsieur Poulpe, j’ai aperçu de loin Grand Corps Malade, de près Éric-Emmanuel Schmitt et j’ai eu tout le loisir d’admirer la foule de gens et de caméras qui se pressaient devant Nabilla. Mais ça me fait une bien belle jambe en comparaison de toutes les jolies choses que j’ai vues.

Malgré la polémique et le boycott autour de Livre Paris cette année, il faisait bon vivre au salon. Tout d’abord parce que qu’il y fait tout sauf froid, et surtout, parce que la déambulation, ou plutôt le faufilage entre les lignes de gens venus pour les dédicaces, ça tient chaud.  Et ça allait plutôt bien avec le pays mis à l’honneur pour cette édition : le Maroc. Si je ne peux malheureusement pas prétendre être une experte de la littérature marocaine, à mon grand dam, j’ai pu, en revanche, admirer la très jolie installation autour du stand. Chaque case de ses immenses étagères contenait un carnet dont on pouvait arracher les pages, en emportant symboliquement avec nous un morceau de la structure.

Je salue également la mini-pièce dédiée à l’œuvre de Jirô Taniguchi, qui nous a quittés récemment et auquel Dr Blaze avait également rendu hommage. Plus loin, au détour de mes pas, après être tombée sur la petite exposition dédiée aux Éditions du Masque et à leur célèbre couleur jaune, je me suis égarée devant un mystérieux phare rouge. Un jeune homme en tenue de marin m’a invité à entrer dans le monument exigu, et un autre m’a accueillie à l’intérieur. Intriguée j’ai demandé le comment du pourquoi : cette installation était en réalité un moyen symbolique d’attirer l’œil sur la littérature néerlandaise en l’éclairant, d’où l’étrange phare. Mais comme un grand phare rouge au milieu d’un salon littéraire n’était pas assez intriguant, à l’intérieur se trouvaient exposées des réinterprétations de couvertures de romans célèbres, réalisées sur place, quasiment en direct par des graphistes et illustrateurs néerlandais. Je suis donc repartie avec une affiche de L’Étranger.

Dans une autre allée, sous le regard amusé de maman Viny (oui ma mère et mon beau père étaient là), j’ai été invitée à fabriquer une feuille de papier comme au XVIIIè siècle, à partir d’une pâte à papier et d’une presse manuelle. L’objet est toujours en train de sécher sur la table de ma cuisine et je ne peux donc pas, à l’heure où j’écris cet article, vous dire si, d’une, j’ai réussi, et si, de deux, la chose a survécu à une journée de déambulations de stand en stand.

La concentration, allégorie.

Enfin, après avoir été grignoter sur le stand Larousse et assisét en direct à la réalisation de petites choses sucrées dont le nom m’est inconnu, mais qui étaient délicieuses, je me suis changée en détective. La SNCF, pour promouvoir son prix du polar, et au passage proposer aux visiteurs un circuit dans le salon, a organisé une enquête autour de la disparition de Chloé, la fille d’un auteur. Le visiteur est ainsi incité à trouver les six acteurs dispersés dans le salon, qui incarnent des personnages en lien avec les potentiels suspects : l’avocat du père, le médecin d’un ami de la mère, etc. À la fin de ce petit périple, le visiteur propose sa conclusion : qui est le coupable et quel est son motif. Et en échange de sa (brillante) déduction, le visiteur-détective repart avec un des polars en lice pour le Prix SNCF du Polar, et est enjoint à voter pour son roman préféré.

Pour couronner le tout, j’ai eu le grand plaisir de papoter avec plusieurs éditeurs méconnus mais méritants dont nous allons essayer de vous reparler rapidement. J’ai également eu l’immense plaisir de croiser les éditions du Cheyne, et je leur ai fait un petit coucou de la part de toute l’équipe.

Et bien entendu, comme je suis moi aussi une grosse fangirl, après m’être moquée toute la journée des gens qui demandaient des dédicaces, j’ai réussi à avoir une dédicace de Boulet, juste avant la fermeture !

 

Marinièrement vôtre,

– Viny

 

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