Joyeux anniversaire Meg Cabot !

 

Meg Cabot. Bon sang, ce nom fait ressortir le pire de mon moi pré-adolescente. Meg Cabot, pour certains, ça évoque des couvertures de livres roses, un peu clichées avec une écriture scripturale qui annonce un nouveau roman pour adolescentes à l’eau de rose. Et c’est presque ça. La nuance est dans le presque. Parce que Meg Cabot, c’est peut-être ma grande rencontre avec le roman ado, mais c’est surtout le moment où j’ai pris conscience qu’on peut lire de la chick-lit et éveiller sa conscience féministe.

Vous ne me croyez pas ? Soit, je vais donc vous parler de son plus grand succès : Journal d’une princesse. Dès ces mots, vous devez imaginer que je me fous vraiment de votre poire, que je suis un peu dingue et que j’ai pas compris grand chose au féminisme pour dire des choses comme ça. Eh bien, détrompez-vous.

Journal d’une princesse, c’est une saga écrite entre 2000 et 2009 qui compte 11 tomes. L’histoire raconte celle de Mia Thermopolis, jeune lycéenne New-Yorkaise qui mène une vie totalement banale. Parents divorcés, chat, meilleure amie, non-popularité au lycée et crush massif sur le frère de la meilleure amie. Parcours banal pour une adolescente. Jusqu’à ce qu’elle apprenne que son père n’est pas qu’un simple homme d’affaire qui vit en Europe mais l’héritier d’une principauté coincée entre la France, la Suisse et l’Italie, encore plus petite que Monaco. Voilà, c’est le drame, toute la vie de Mia est chamboulée. Sa vie est prise en étau entre son existence classique, auprès de sa mère (qui se tape son prof de math, excusez le traumatisme) et son père, sa grand-mère tyrannique (mais merveilleuse) et son rôle de princesse.

Ce que les tomes de Journal d’une princesse m’ont appris, c’est que l’important, c’est de rester soi-même. Et qu’on peut rarement cacher ce que l’on est au fond de soi. Et ça, quand vous avez 13 ans, c’est un message important. Ce que les livres m’ont appris aussi, c’est que c’est difficile d’apprendre à s’assumer quand on grandit, notamment au travers de Clarisse Renaldi, la grand-mère de Mia, qui est l’incarnation d’une femme de pouvoir qui s’est battue pour être ce qu’elle veut et qui, malgré ses gestes maladroits avec Mia, veut le meilleur pour elle. Clarisse m’a montré à l’époque, que pour se construire en tant que personne, en tant que femme, il ne faut pas se baser sur ce que veut notre crush ou notre copain. C’est nous, et nous d’abord. Et à sa façon, Mia applique ses conseils, sans forcément s’en rendre compte. Et c’est pour ça que Journal d’une princesse éveille en moi un peu de nostalgie. Ça et les adaptations avec Anne Hathaway et Chris Pine à l’époque.

Allez, joyeux anniversaire Meg, et encore merci pour tous ces souvenirs.  

— Sellylis

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