MK67 : éditeur d’images

Vous le savez maintenant, chez les Renards on adore vous faire découvrir de nouvelles choses. Et là je vais faire d’une pierre deux coups ! Non seulement je vais vous présenter un nouvel éditeur indépendant, mais en plus, vous aurez une super idée de cadeau de Noël pour les enfants, ou bien pour un membre de votre famille qui travaille avec des enfants (un prof, un orthophoniste, un animateur par exemple).

15271933_1123558051085319_3857872759587495670_oMK 67 est un petit éditeur indépendant alsacien. Son créateur, Michel Kieffer, est animateur en périscolaire. Le métier qu’il exerce prouve déjà qu’il adore divertir les enfants, et sa maison d’édition en dit tout autant sur sa passion. MK67 est une maison spécialisée dans les kamishibaï et les histoires pour la petite enfance (de 0 à 6 ans). Son catalogue en ferait rêver plus d’un : des contes, des comptines, des imagiers… Plein d’albums colorés, doux, mignons… c’est bien simple, on a qu’une envie, celle de se lover dans un gros pouf et de partir découvrir ces univers enfantins ! (Oui, je suis une grande enfant, et oui, j’aime toujours les histoires pour enfants, mais ne me dites pas que ce n’est pas votre cas, je ne vous croirais pas !)

13220757_965096390264820_8862557351375240352_oAvant de continuer, je suis sûre qu’un mot du paragraphe précédent vous a interpellé : kamishibaï. Hein, c’est quoi ce truc ? Un aliment asiatique à la mode ? Un vêtement japonais confortable et trop kawaï  ? Que nenni. Kamishibaï est un mot qui vient du japonais « kami » qui signifie « papier », et « shibaï » qui signifie « théâtre ». Au départ, ce terme désignait une technique de contage japonais, qui consiste en un défilement d’images dans un butaï (théâtre en bois). Pour cette méthode de contage, chaque planche utilisée est constituée d’une image en pleine page au recto et d’un texte au verso. De cette façon, les enfants qui sont installés devant le kamishibaï voient uniquement les images défiler, et le conteur, qui est derrière le kamishibaï mais tout de même visible pour les enfants, lit le texte qui correspond aux images que voit le public. Pour faire avancer l’histoire et donc changer les images, les planches sont numérotées et se glissent par le côté du butaï, dans une fente prévue spécialement à cet effet. Aujourd’hui les kamishibaï existent dans le monde entier, mais en France on l’utilise surtout dans un but pédagogique, à l’école ou dans des centres de loisirs pendant les vacances. Cependant, ils sont aussi utilisés dans les maisons de retraite et par les orthophonistes, il y a plein de possibilités avec cette super méthode !

13599776_583869281782788_6135583868824987241_nPour avoir déjà participé à une représentation de ce procédé de contage, je vous assure que c’est magique ! C’est prenant, on est complètement dans l’histoire et les images sont généralement magnifiques et colorées. Évidemment, pour que ça fonctionne bien, il faut un bon conteur qui a bien préparé sa représentation ! Contrairement à une histoire pour enfants, les contes racontés avec la technique du kamishibaï demandent une vraie préparation du conteur, devant un miroir de préférence pour voir ce que verra le public et vérifier que l’on donne la bonne intonation au bon moment de l’histoire. Vous l’aurez compris, la méthode du kamishibaï est un mélange de contage traditionnel et de théâtre, avec une réelle mise en scène de l’histoire. Il faut également noter que cette méthode n’est absolument pas prévue pour être pratiquée seule, comme quand on lit un livre, mais devant un public pour une lecture à voix haute collective. Du coup, si vous songez à l’offrir à Noël pour vos enfants/neveux/nièces/cousins ou autre, pensez bien au dévouement que cela impliquera de votre part (ben oui, c’est votre idée alors c’est votre problème !), sinon ce superbe livre prendra la poussière et ne sera pas utilisé comme il le mérite !

Le truc génial, avec MK67, c’est que ce n’est pas seulement une maison d’édition ! En effet, Michel Kieffer, son créateur, donne aussi des spectacles sous le pseudo de Tonton Michel ! Pour ses représentations il utilise bien évidemment les kamishibaï qu’il édite, mais il y intègre aussi des chansons, des costumes et des accessoires ! D’ailleurs, le nom de sa maison n’est pas anodin. MK, ça correspond à Michel Kieffer, mais aussi à Mon Kamishibaï, magique non ? Quant au nombre 67, eh bien c’est pour le département où il est installé. Il travaille seul, autant pour sa maison que pour ses spectacles, et pour tout cela je trouve qu’il a beaucoup de mérite ! Ca fait du bien de voir de petits éditeurs passionnés qui se démènent pour faire vivre leur passion et la partager avec tout le monde, même si cela implique de travailler dur et d’y passer beaucoup de temps !

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Allez faire un tour sur son site !

— Manou

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