La sélection du mois d’Hatanna – Septembre 2017

Hello les renardeaux, j’espère que la rentrée s’est bien passée, que vous avez repris votre rythme, tout ça tout ça. Certains ont peut-être repris les cours ? Acheté ce qui était demandé sur la liste ? Eh bien parlons-en des listes. C’est toujours une bonne chose d’en faire, des pour/contre, des oui/non, des envies ! Ainsi, attaquons cette sélection avec La Liste de mes envies de Grégoire Delacourt.

J’avais déjà vu le film, il y a quelques années, mais le plaisir du livre est intact. L’écriture est véritablement fluide. Tout s’enchaîne à merveille et seul le sommeil, ou une obligation impérative, peut nous défaire des liens tissés par ces lignes. La psychologie de Jocelyne est détaillée en profondeur, on ressent ce qu’elle ressent, on comprend ce qu’elle comprend. On la suit dans son couple, dans sa mercerie, dans sa victoire et sa chute. Elle est forte et nous le montre.

C’est un texte qui se lit vite et qu’il ne faut pas hésiter à emporter avec soi en voyage. Mais prévoyez-en un autre tout de même, juste au cas où.

Certaines personnes ont des désirs bien particuliers, c’est le cas notamment des vampires et de leur envie, voire besoin, de sang. Andréa Kohler nous en parle dans La Tueuse écarlate. Un texte très sympathique. On y découvre un personnage rebelle aux cheveux rouges auquel on s’attache rapidement. Quant à la gente masculine… elle a des attraits judicieusement dessinés dirais-je. De la Bit-Lit comme on l’aime. Des combats, du sang, de l’action ainsi que quelques fautes, qui ne gênent cependant pas la lecture.

Une jeune fille récupère peu à peu une mémoire qu’elle pensait défaillante. Des images du passé lui parviennent, troublant son présent. De nouvelles têtes, de nouveaux événements. Qui est-elle vraiment ? Qui sont-ils ? Quel est son rôle ?

Ce premier tome à la couverture mystérieuse vous ouvre ses portes… où conduisent-elles ? À vous de le découvrir, si vous l’osez, pauvres fous…

Après l’action, le drame. Et Agnès Martin-Lugand excelle dans ce domaine. Découvrons donc La Vie est facile, ne t’inquiète pas. Nous avions déjà vu le premier tome dans la sélection précédente.

Que d’émotions. La plume de cette auteure est bouleversante. Les larmes avaient déjà recouvert le papier suite au premier volet de la saga. Cela n’a pas fait exception cette fois encore. Les mots sont justes, touchants, même si on n’a pas connu pareil drame. La pitié n’est pas de mise. Seulement l’empathie. Un texte très beau où on retrouve Diane, Félix, et d’autres… Le voyage refait surface et de nouveaux bouleversements assaillent notre protagoniste principal. Parfois quelques touches d’humour parviennent à se frayer un chemin parmi la peine. Encore un très beau texte à découvrir.

Poursuivons dans les drames avec Caterine Coss et son Saulnier et la petite morte. Une histoire très intéressante. Une relation se développe entre un flic, bien vivant bien que totalement acariâtre, et une petite morte, anciennement jeune fille. Leur rencontre se fait et l’échange perdure. Qui a pu commettre un tel acte ?

L’enquête conduit l’inspecteur Saulnier dans le sud de la France, mais y trouvera-t-il les réponses qu’il cherche si désespérément ? Seules les pages vous le confieront. Ce qui est toutefois certain, c’est que cette rencontre pour le moins incongrue a changé notre homme bourru.

Un polar qui nous entraîne avec simplicité dans les tréfonds de la brutalité humaine.

Allons, cela suffit ! Un peu de gaieté s’il vous plaît ! Bien, passons à Isabelle Alexis et son ouvrage, Dès le premier soir. Déjà… ça donne le ton. Certaines sont patientes, d’autres préfèrent passer à l’acte dès le premier soir. D’aucunes diront qu’il s’agit de filles faciles, mais elles ne sont pas toujours maîtresses de leur esprit au moment de l’action. Outre ces premiers mots philosophiques, le ton léger employé permet de s’évader. C’est un excellent livre de chevet pour les vacances ou pour prendre la suite d’une longue série d’ouvrages dramatiques. Élise nous raconte ses péripéties amoureuses ainsi que celles de sa meilleure amie, Delphine. Elles sont ravies, toutes deux amourachées de deux meilleurs amis eux aussi. Mais le scénario va très rapidement évoluer. Tout bascule quand Delphine choisit d’embaucher un acteur pour remplacer son petit ami lors d’un dîner. Les mensonges ne profitent jamais.

Enfin, ou presque, retour au drame avec Ghislaine Bizot, auteure de Mal dans la peau. Là encore le titre est évoquant. Touchant, poignant mais ô combien outrageant. « Renoncer c’est avancer. » Magnifique lecture. Un témoignage à partager. La violence ne devrait pas avoir sa place entre les mains d’un homme devant chérir sa femme.

Un drame incroyablement révoltant. On y évoque la question du paraître et celle de l’être. On y lit l’écrasement de soi, l’acceptation. Se répéter des mots pour se convaincre de leurs sens, de leur véracité, et au fond, espérer. Il semblerait que tout coule à ses côtés sans l’atteindre, seule sa peine intérieure a droit au chapitre. Elle ment pour garder la face. On peut dire la vérité à tous, mais une vérité différente. Tout va crescendo dans ce bel échange épistolaire.

« Je n’étais pas destinée à être une femme battue, j’ai seulement eu la malchance de tomber amoureuse d’un homme violent. »

Par ailleurs, vous trouverez un article dédié à une énième lecture du mois, Le Meurtre d’O’Doul Bridge de Florent Marotta sur le site également. Un thriller palpitant, une intrigue qui emporte le lecteur et un French coach au passé bien mystérieux. N’attendez plus pour le dévorer !

À la prochaine les renardeaux !

– Hatanna

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